#Société #Sport FTFA / SÉNAT : L’INTERPELLATION DU SÉNATEUR LAOUNA IBRAHIM FOULLAH RELANCE LE DÉBAT SUR L’INDÉPENDANCE DU FOOTBALL

Est-ce normal que la Fédération Tchadienne de Football Association, peut-elle interpeller un Sénateur de la République ?L’Interpellation du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah par la FTFA, un jeu politique ou une réaction justifiée ?
La récente interpellation du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah par la Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA) suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique et des milieux sportifs. Cet incident est survenu à la suite d’une séance de travail au Sénat, où le sénateur a posé des questions pertinentes au ministre de la Jeunesse et des Sports, Abakar Naïr, concernant les élections qui ont conduit à l’élection de l’actuel président de la FTFA. De plus, il a soulevé des préoccupations sur les promesses de financement de plusieurs milliards faites à Idriss Youssouf Boy, un acteur influent du football tchadien.
Laouna Ibrahim Foullah n’est pas un inconnu dans le paysage sportif tchadien. Ancien joueur et dirigeant, il est reconnu comme une figure emblématique du football national, ayant consacré sa carrière à promouvoir le sport et à soutenir la jeunesse. Son engagement va bien au-delà du terrain, puisqu’il a également joué un rôle clé dans le développement des infrastructures sportives et la formation des jeunes talents. Dans ce contexte, son interpellation par la FTFA soulève des interrogations sur les motivations réelles derrière cette décision.

Les questions formulées par le sénateur lors de la séance au Sénat ne sont pas anodines. Elles mettent en lumière des pratiques qui pourraient entacher la transparence et l’intégrité des élections au sein de la FTFA. En posant ces questions, Laouna Ibrahim Foullah agit en tant que représentant du peuple, cherchant à garantir que les processus électoraux soient justes et équitables. Il est donc légitime de se demander si son interpellation n’est pas une tentative de museler une voix critique au sein d’un système qui pourrait être perçu comme opaque.
La réaction de la FTFA à cette interpellation pourrait être interprétée de différentes manières. D’un côté, certains y voient une volonté de défendre l’institution et ses dirigeants face à des accusations jugées infondées. De l’autre, d’aucuns s’interrogent sur le message que cela envoie aux autres acteurs du sport au Tchad : critiquer les décisions de la fédération pourrait entraîner des conséquences graves pour ceux qui osent s’exprimer.

Il est essentiel de rappeler que le sport, et en particulier le football, joue un rôle crucial dans la cohésion sociale et le développement économique du Tchad. Les dirigeants sportifs ont une responsabilité non seulement envers leurs membres, mais aussi envers la jeunesse et la population en général. Dans ce cadre, il est impératif que les institutions sportives garantissent la transparence et l’intégrité de leurs processus.
Les prochains jours seront cruciales pour déterminer l’issue de cette situation. Les acteurs du football tchadien, ainsi que les citoyens, doivent rester vigilants et engagés dans cette affaire. Il est essentiel que le débat autour de la gouvernance sportive soit ouvert et constructif, afin de garantir que le football tchadien puisse continuer à se développer dans un environnement sain et respectueux des valeurs démocratiques.
L’interpellation du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah par la FTFA soulève des questions fondamentales sur la liberté d’expression, la transparence c’est pourquoi les élus ont le droit de demander des comptes sur l’usage des deniers publics dans le sport.Et la gouvernance dans le sport tchadien, les fédérations doivent être protégées des pressions politiques pour garantir des élections libres tout en liant l’impératif à toutes les parties prenantes de travailler pour clarifier cette situation et garantir un avenir prometteur pour le football au Tchad.

Au-delà du Sénateur Laouna Ibrahim Foullah, ce dossier pose la question de la relation entre le pouvoir politique et les instances sportives au Tchad, un simple écrit par un groupe ne doit pas être possible d’interpeller un élu.
Pour l’instant, ni la FTFA ni le Sénat n’ont communiqué officiellement sur une procédure disciplinaire engagée. Le peuple retient surtout le parcours d’un homme qui a servi le football tchadien, et l’espoir que ce débat se règle dans la sérénité et dans l’intérêt du football.
Affaire à suivre...
Par Louba-heindé Séraphin Adoumngar
