#Moyen_Chari : le Réseau des journalistes dénonce l’arrêt de l’ONAMA/Sarh et interpelle les autorités

La station provinciale de l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA) de Sarh est à l’arrêt depuis deux semaines, faute de carburant. Une situation que le président du Réseau des journalistes et communicateurs des provinces du Moyen-Chari et du Mandoul (RJC/MCM), Allako-As Mandibaye, a vivement dénoncée lors d’un point de presse tenu ce lundi 2 novembre 2026 à Sarh.
Face à cette interruption prolongée, le réseau déplore l’indifférence des autorités provinciales et appelle à une intervention urgente pour rétablir le fonctionnement de ce média de service public.
Pour Allako-As Mandibaye, cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle ne résulte pas d’une panne technique majeure, mais d’un manque de gasoil, alors que les stations-service de la ville sont périodiquement ravitaillées. Le responsable du réseau estime que priver une population de sa radio revient à fragiliser son droit fondamental à l’information, pourtant consacré par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Plus inquiétant encore, selon le réseau, la station serait privée d’électricité depuis trois mois, à la suite de sa coupure du réseau de la Tchadelec. Une double difficulté qui compromet sérieusement sa mission d’information et de proximité.
« Où allons-nous ? Quel Tchad voulons-nous construire lorsque nos outils de communication de proximité manquent de carburant et restent privés d’électricité ? », s’interroge le président du RJC/MCM.À travers ce plaidoyer, le réseau rappelle que l’ONAMA/Sarh n’est pas seulement une station de radio : c’est un instrument de service public, un relais d’information et un trait d’union entre les populations et les institutions.
Le RJC/MCM appelle ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour permettre à la station de reprendre ses émissions. Car lorsqu’une radio publique se tait, c’est aussi une partie de la voix des populations qui disparaît des ondes.
Correspondance de Sarh.
