#Média : ÉRIC NGARLEM TOLDÉ, la plume qui dérange et qui séduit

Dans les rédactions de la capitale, son nom circule rapidement. Éric Ngarlem Toldé s’impose progressivement comme un journaliste complet, curieux, travailleur et exigeant. Si ses analyses divisent parfois une partie de la classe politique, elles rassemblent en revanche tous ceux qui apprécient la qualité de l’écriture et la quête de la vérité.
L’héritage et la différence
Fils du journaliste Dr Évariste Ngarlem Toldé, Éric a grandi avec deux repères essentiels qui sont le respect et l’humilité. Des valeurs qu’il revendique encore aujourd’hui. La ressemblance avec son père saute aux yeux, même visage, même stature, voire une corpulence similaire. Sur le plan professionnel, il partage également avec lui une grande rigueur intellectuelle et une exigence constante dans le travail. Toutefois, chacun appartient à sa génération et suit son propre parcours. Le père demeure une référence dans son domaine.
Leur principale différence réside dans le traitement des sujets et leur approche de la politique. Là où l’un privilégiait une certaine ligne éditoriale, l’autre assume des angles qui interrogent, dérangent et alimentent le débat public.
Une plume sans frontières
Éric séduit avant tout par son style. Souriant et accessible avec ses lecteurs, il collabore avec plusieurs médias de N’Djamena et s’adresse à un public de plus en plus large. Certaines de ses analyses suscitent la controverse, mais elles contribuent aussi à éveiller les consciences et à nourrir la réflexion.
Qu’il traite de société, de culture, de faits divers, d’économie ou de politique, il cherche toujours à aller au fond des choses. C’est d’ailleurs sur les questions politiques que son goût pour l’investigation et ses analyses attirent le plus l’attention.
Il creuse les dossiers, vérifie les informations et revient sur un sujet jusqu’à ce qu’il estime avoir fait le tour de la question. Pour lui, un article inachevé est un devoir non accompli.
Entre éthique et étiquettes politiques
Dans un environnement où les positions évoluent souvent au gré des intérêts politiques, Éric Ngarlem Toldé dérange. Certains le qualifient de journaliste « de gauche ». Une étiquette qu’il ne revendique pas.
Pour ceux qui travaillent à ses côtés, son approche est plus simple, appliquer les principes de l’éthique et de la déontologie journalistiques. Questionner le pouvoir, contextualiser les faits, confronter les points de vue et donner la parole aux différentes parties. Rien de plus, rien de moins.
Au Tchad, un journaliste qui refuse d’être un porte-voix est souvent catalogué. Éric Ngarlem Toldé a choisi le camp des faits. Un choix qui lui vaut autant de critiques de certains responsables politiques que la fidélité d’une partie de son lectorat. Dans un contexte où l’accès à l’information demeure un défi permanent pour les professionnels des médias, cette ligne éditoriale exige constance et persévérance.
Aujourd’hui, ses publications dépassent les frontières du Tchad et trouvent un écho en Afrique comme en Europe, notamment sur les questions liées aux droits humains. À travers le média qu’il a créé en France il y a quelques mois, il poursuit la même ambition : défendre les droits humains, promouvoir l’accès à une information rigoureuse et contribuer au débat public.
La plume qui séduit
Au-delà des polémiques, ce sont surtout ses écrits qui demeurent. Clairs, documentés, souvent incisifs mais toujours accessibles, ils témoignent d’une volonté constante d’informer avec rigueur. Cette exigence contribue à faire d’Éric Ngarlem Toldé l’une des voix reconnues du journalisme tchadien. Une plume qui peut déranger le pouvoir, mais qui entend avant tout servir le métier et le droit du public à une information crédible.
Par LSA
