# Société # : Vérité, justice et réconciliation : la société civile veut tourner la page des traumatismes au Tchad

La société civile va désormais brisée le silence et ouvrir une nouvelle page de l’histoire nationale à travers le projet de Commission Nationale Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation.
(CNVJRR),réunies ce 15 septembre 2026 au SIL de Moursal à l’occasion d’une conférence de presse Les organisations de la société civile veulent accélérer la mise en place d’un mécanisme national de vérité, de justice, de réparation et de réconciliation au Tchad en présentant leur projet de Commission Nationale Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CNVJRR).
Pour les initiateurs, le Tchad reste marqué par des décennies de crises, de répressions, de conflits, de violations des droits humains et de traumatismes transmis de génération en génération. À leurs yeux, les différents accords de paix et initiatives de réconciliation n’ont pas suffisamment permis de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Le projet citoyen repose sur six piliers : vérité, justice, guérison des traumatismes, réparation, réformes institutionnelles et réconciliation et propose également douze préalables, parmi lesquels la volonté politique, la réouverture de l’espace civique, la protection des victimes et témoins, l’accès aux archives, l’indépendance de la commission et la création d’un fonds national pour les réparations.
La société civile insiste surtout sur une justice transitionnelle crédible, indépendante et centrée sur les victimes. Elle appelle ainsi le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, à institutionnaliser la CNVJRR, en s’appuyant notamment sur les engagements issus de l’Accord de Doha et du Dialogue national.
Au-delà d’une simple commission, les initiateurs présentent cette démarche comme une opportunité de guérison collective et de reconstruction durable de l’unité nationale.
SERATA Justine & Dougabka djimaye, journalistes stagiaires.


